Les roues DT Swiss XRC1250

2500 € la paire de roues ?!?!?

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Faut être complètement à l’ouest, non ???

J’avoue, c’est vrai…

Sauf qu’ayant reçu un joli magot à Noël, profitant d’une opportunité de folie (les roues absolument neuves, avec housses + clés + adaptateurs pour disques + … le tout à 1100 €), et ayant revendu mes anciennes roues (merci Olivier !), ça devient (un peu) plus raisonnable…

Mais tout est relatif, et je n’espère convaincre personne ! A chacun ses priorités 😉

Revenons à nos moutons. Les roues DT Swiss XRC1250 représentent l’ultra haut de gamme de roues VTT du fabriquant Suisse :

1250g la paire, jantes carbone, moyeux à roulement céramiques, rayons plats, serrages titane, écrous DT Pro Lock (les écrous sont maintenus serrés par une colle, ce qui évite une baisse de la tension des rayons).

Avec ce poids plume, les jantes carbone et les – seulement – 24 rayons (à comparer aux 28 rayons d’une paire de XRC1350 ou XR1450, et aux 32 rayons de mon ancienne paire de roues DT Swiss…), ces roues se destinent clairement au XC. Tant mieux, c’est notre principale pratique !

Mais il est vrai que nous effectuons régulièrement des randos marathon avec pas mal de chemins cassants (Transperseigne, Pays de Pail, Meduana…) et que le Raid 2011 fut particulièrement éprouvant pour le matériel…

Et bien c’est parfait : c’est l’heure du bilan après 6 mois d’utilisation !

Première impression : ces roues sont magnifiques… Moi qui préfère la sobriété, je trouve les jantes carbones particulièrement belles, tout en étant discrètes. Mais les égouts et les couleurs…

Les rayons sont assez tendus, plus que sur mes anciennes roues. On verra à l’usage, mais ça augure une bonne rigidité (et l’absence de confort qui va avec !).

Montage des roues avec des pneus légers (Schwalbe Rocket Ron en 2.25) et des chambres à air anti-crevaisons Hutchinson, et premier essai : ça pulse !

Première sortie et premières vrais sensations : le rendement est impressionnant sur les parties roulantes. A peine besoin d’appuyer, ça continue d’avancer tout seul ! C’est beau, les roulements céramiques…

Quelques accélérations pour le plaisir : c’est supersonique… Sans effort, on passe de 20 à 30km/h… Un vrai bonheur !

Deuxième sortie, et grosse désillusion : en haut d’une forte montée, je donne un coup de rein pour déposer le vélo en haut de la bosse, et je sens un à-coup dans ma roue arrière. Impossible d’avancer, je pédale quasiment dans le vide !

Il n’y a qu’en appuyant très très légèrement sur les pédales que la roue avance normalement.

Gros énervement, et portage de ma roue chez mon vélociste Anjou Bikes. Bilan : l’un des « rochers » cassé net ! 🙁

Je fais part de mon étonnement, surtout à ce prix-là ! On m’explique que ces pièces sont issues des roues de route, et que les rochers ont été évidés pour gagner un maximum poids. Effectivement, quand on voit le peu de matière qui permet de passer la puissance des jambes à la roue, ça fait peur !

Après discussion avec le vélociste, nous décidons de commander une nouvelle paire de rochers de moyeux 240S (non évidés !). A la réception, le constat est sans appel : les rochers sont plus lourds d’au moins 22g (limite 23g), mais côté solidité, visuellement y’a pas photo !

Bilan : 44€ de ma poche, non pris en charge par la garantie !
Aller, on remballe sa mauvaise humeur, et on va pédaler…

Et là, ces roues remplissent à merveille leur rôle : c’est un vrai bonheur de sentir leur rendement et leur légèreté. Les sorties de 80 / 100 ou même 120km se font sans jamais galérer, et même si les roues n’expliquent pas tout, elles y participent !

Mais le vrai test reste le Raid 2011 dans le Périgord Noir : 3 jours de VTT avec 60 à 80km par jour, sur des chemins très cassants et avec une bande de 10 furieux qui allument à chaque descente… Si tu freines, t’es un lâche ! C’est bien, mais les roues vont-elles résister…

Et bien oui ! Aucun souci à déplorer, à part d’inévitables rayures sur les jantes dues aux belles pierres qui ne manquent pas de voler au passage de nos vélos…

C’est pourtant pas faute d’avoir essayé : descentes prises à tombeau ouvert (jusqu’à 55km/h dans les singles…), trajectoires approximatives, grosses compressions et freinages à l’arrache, rien n’aura été épargné au matos !

Et avec quasiment 10 crevaisons en 3 jours (nous sommes tous en tubeless ou en chambres anti-crevaisons !), 3 rayons de cassés sur 2 roues différentes, 1 chaîne brisée et un 1 frein fissuré, j’aime autant vous dire que ça volait bas… 😉

Mais après 220km de vrai VTT (ce n’est plus vraiment du XC, ça s’approche de l’enduro léger !), pas un pet de voile sur mes roues, pas de rayon cassé ou détendu, aucun bruit suspect. Cool !

Alors, heureux ?

Bah, j’aurais dis oui à 100% si je n’avais pas eu ce souci de rocher… Peut-être ai-je eu de la malchance ? Oui, peut-être… Mais ça pourrait arriver aux autres !

Quoi qu’il en soit, je ne peux raisonnablement pas conseiller ces roues à des pilotes de plus de 70 / 75kg, même si DT Swiss les « autorise » jusqu’à 90kg. Quand je vois l’état des roues DT Swiss de mes collègues après 3 jours de Raid…

Bref, un produit à choisir en connaissance de cause !

Les + : un rendement de folie, les accélérations stratosphériques, le look sobre et sympa

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